Drôles de dames : publicité et éthique…

dcp_0088.jpg Que faire de mieux à Paris au mois d’Août que de revenir aux sources. Derrière ce back to basics et alors que les cloches de Notre Dame sonnent à toutes volées, se profile la question de savoir si l’on peut vraiment marier l’éthique et la publicité. Que ceux qui s’y opposent le disent tout de suite (de préférence dans les commentaires de ce billet) ou alors qu’ils se taisent à jamais ! Justement un retour aux définitions prend la parole. Alors deux points et ouvrons largement les guillemets.

La publicité fait partie de notre environnement quotidien et représente un ensemble de stratégies et de tactiques déployées pour nous faire connaître, faire aimer et faire agir en faveur d’offres de biens et de services qui nous sont proposées par des annonceurs. Bien que peu de définitions trouvent grâce aux yeux des professionnels de la publicité parmi les nombreuses disponibles nous proposons de retenir celles proposées par Lendrevie et Baynast (2004) ou Kotler et Dubois (2004) pour qui on appelle publicité « Toute forme de communication  non personnalisée utilisant un support payant, mise en place pour le compte  d’un émetteur identifié en tant que tel ». Selon le Petit Larousse la publicité serait un  «  ensemble de moyens employés pour faire connaître une entreprise industrielle ou commerciale, pour vanter un  produit, etc » ; pour le Petit Robert, la publicité serait «  le fait d’exercer une action psychologique sur le public à des fins commerciales » et pour Salacrou cité par Lendrevie et Baynast la publicité est : « une technique facilitant soit la propagation de certaines idées soit les rapports d’ordre économique entre certains hommes qui ont une marchandise ou un service  à offrir à d’autres susceptibles d’utiliser cette marchandise ou ce service ».

On peut retenir de ces quelques définitions d’abord l’approche étymologique du mot publicité qui renvoie à rendre public par opposition à ce qui doit rester secret et ensuite la récurrence des approches attribuant à la publicité les caractéristiques d’une communication de masse ou ciblée payante mobilisant des moyens psychologiques en vue de concrétiser les objectifs économiques d’un annonceur. Et les objectifs du consommateur voir du non consommateur alors ? Et quid de l’application de tout cela à la santé où un consommateur malgré lui (puisqu’en général il n’a pas choisi d’être malade) se voit proposer faute de compétences techniques des biens et des services publicisés à d’autres que lui…Heureusement Dame Ethique est là, penchée sur les berceaux, les bureaux, les tables d’examen elle guide les gestes et les prescriptions au mieux d’intérêts supérieurs… Alors ce mariage du début de notre billet, peut on enfin le consommer ? Pardon, je n’ai pas entendu votre réponse, parlez plus haut s’il vous plait…

Bonne journée estivale. Ethicaceutic/ kanga : sophia.emic@yahoo.fr

Références : les incontournables Mercator, Publicitor et autres Kotler… disponibles dans toutes les bonnes librairies.

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